Halte à la balkanisation du Web

Pourquoi dire halte à la balkanisation du Web ?

Dans les années 1990, la guerre que se faisaient alors Microsoft et Netscape par navigateurs interposés s'était traduite par une balkanisation du Web, dans la mesure où chacun de ces éditeurs de navigateur, soucieux d'innovation, ne cessait de proposer des extensions HTML incompatibles avec le navigateur du concurrent, si bien que concevoir un site Web était devenu une tâche particulièrement complexe. L'adoption progressive des standards du Web par les principaux navigateurs du marché ces dernières années a permis de sortir de cette période de balkanisation.

L'émergence du Web mobile a poussé certains développeurs de sites (pas tous, Dieu merci !) à proposer des « versions mobiles » distinctes des « versions normales » consultées sur un écran d'ordinateur classique. C'est contre cette deuxième balkanisation du Web, pour ainsi dire, que ce site veut faire campagne, d'autant que, comme le dit si bien Tim Berners-Lee : la nature du Web est son universalité. Or, dans universalité, il y a la notion de tout, mais aussi, d'un point de vue étymologique, la notion de ce qui est tourné vers un. Il n'y a qu'un seul Web et il doit être offert à tous, quels que soient les supports de consultation utilisés ou les handicaps éventuellement rencontrés.

Comment contribuer à un seul Web quand on s'occupe de concevoir des sites Web ?

Amis développeurs et intégrateurs, si vous vous posez cette question, je vous invite à vous pencher sur la notion de responsive Web design et sur celle de viewport et à constater à quel point les CSS offrent les moyens d'adaptation de la mise en page à bon nombre de supports de consultation, grâce notamment aux media queries.

© Victor Brito 2011-2012